A part que c'est le siège de l'usine Ural, a priori rien ne justifierait de faire le détour depuis Ekaterinbourg jusqu'à Irbit. Ville de 50 000 habitants, mais qui en parait moins, c'est un peu le type de ville qu'on a retrouvé tout au long de notre trajet à travers la Sibérie, avec un mélange de maisons anciennes en bois rond généralement en assez mauvais état et de cités déprimantes de petits immeubles gris de 4 étages, plein de petites échoppes ou kiosques bleus ciel devant lesquels les babouchkas vendent les légumes de leur jardin, et l'inévitable monument aux héros de la guerre de 41-45. Plus une usine qui semblerait sortir tout droit d'un bombardement (mais qui en fait est une des grosses verreries de la région).
En fait, on n'imaginerait pas que il y a 2 ou 3 siècles, Irbit était un gros centre de commerce entre la Sibérie et les pays d'Asie et d'Europe. On y échangeait des fourrures et de l'ivoire de mammouth contre des vases de Chine, des objets d'art indiens ou japonais, et jusqu'à des clavecins allemands ... Et en y regardant de plus près, on voit effectivement certains bâtiments qui doivent dater de cette époque où il y avait toute une petite bourgeoisie à Irbit. Et ça donne tout de suite une autre dimension à la ville...



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